Si ce message ne s'affiche pas correctement cliquez ici


. Regroupement des coordinateurs du fait religieux les 24 et 25 mars.

25 coordinateurs de la mission Enseignement et religions se sont réunis pendant deux jours au secrétariat général de l’Enseignement catholique.
Ces journées de formation, animées par Dominique Moreau, ont été l’occasion de fêter le départ de René Nouailhat. Ce dernier continuera ses activités universitaires à Dijon aux côtés de Gérard Gobry, directeur de l’IFER. Voilà une page qui se tourne pour la Mission Enseignement et religions, mais celle-ci a déjà de nouveaux projets qui verront bientôt le jour…

. Réunion de l’Observatoire des programmes et des manuels scolaires
Le groupe d’experts, réuni autour de Pierre Dussère, s’est retrouvé le vendredi 26 mars. Après une phase de mise en place et de clarification, l’heure est désormais à la diffusion des documents. Chaque spécialiste des différentes disciplines s’était vu attribuer un thème de travail et les premiers documents sont presque terminés. Cette réunion a donc eu pour premier objet la relecture de travaux très variés qui analysent les programmes scolaires et la façon dont les manuels se les approprient en ce qui concerne les questions religieuses et l’étude du fait religieux. Ces documents seront d’une grande utilité pour le traitement de ces concepts en classe. Ils seront prochainement en ligne sur notre site !

. Bernard MERDRIGNAC. Le fait religieux. Une approche de la chrétienté médiévale
« Ce ne sont pas les histoires de l’Église au Moyen Âge qui manquent. Mais, loin de faire double emploi avec elles, ce manuel très dense et bien informé s’avère indispensable aux historiens comme aux autres étudiants désireux de conforter leur culture religieuse. Il leur permettra, entre autres, d’interpréter correctement une bonne partie du patrimoine culturel occidental.
Que recouvre le concept anachronique de "fait religieux" à l’époque médiévale ? La gamme actuelle des attitudes envers la religion ne se résout-elle pas alors à l’opposition entre "fidèles" et "infidèles" ? Une mise au point sur la doctrine chrétienne montre comment son élaboration définitive (ou presque) a nécessité l’élimination d’un nombre impressionnant de courants hérétiques. À juste titre, l’auteur insiste ici sur le culte des saints, nettement distingués des héros du paganisme antique. Le rôle éminent du Livre dans la tradition, l’omniprésence du latin dans l’Église occidentale, les mécanismes subtils de l’exégèse allégorique font l’objet d’exposés pertinents. La présentation de l’institution ecclésiastique permet d’éclairer la cohabitation souvent confictuelle entre clercs et laïques ainsi que la distinction entre séculiers et réguliers. L’accent porté sur la conception chrétienne du temps constitue la clé de voûte de ce manuel.
Cet ouvrage de Merdrignac, membre permanent du CERHIO, est paru aux éditions des Presses Universitaires de Rennes dans la collection Didact Histoire,192 pages, 15€
(présentation de l’éditeur)

. Dictionnaire amoureux de la Bible
Il faut une bonne dose d’audace pour un éditeur pour se lancer dans une collection intitulée "Dictionnaire amoureux". Déjà, le dictionnaire ne bénéficie pas d’une cote d’enthousiasme. C’est un ouvrage utile, certes, mais il n’a rien de sensuel, ni d’érotique. Faire aimer un dictionnaire est donc une gageure. Gageure réussie si l’on en croit le succès de plus de trente titres parus. De Venise aux chats, du rugby aux trains, de la cuisine à la chasse, il y a toujours un amoureux de service et souvent de grande renommée. La collection a invité Jacques Attali, Jean des Cars, Bernard Debré, Philippe Sollers, Bernard Pivot et j’en passe. C’est au tour de Didier Decoin, qui obtint le prix Goncourt, de relever le défi et il le fait avec brio et délectation.
C’est une vraie jouissance de lire les articles qu’il consacre aux personnages célèbres de la Bible. Lisez par exemple l’article qui présente la subtile personnalité d’Esther. Cette histoire, qui inspira d’ailleurs Racine, est passionnante et trouverait sa place dans un feuilleton télé. L’auteur, avec jubilation, nous explique à cette occasion, les fêtes juives.
Avec Didier Decoin, on relit la Bible avec plaisir, avec un regard rempli de fraîcheur. Partager avec lui cette passion amoureuse, c’est redécouvrir la beauté du Livre.
Didier Decoin, "Dictionnaire amoureux de la Bible", 672 pages, Plon, 24 € (Présentation de Jean Claude Jaffé)


. Dossier du mois : ART SACRÉ ET PATRIMOINE
L’enseignement de l’histoire des arts ne pourra pas être entrepris sans une réelle compréhension de l’art sacré. Ce mois-ci, un itinéraire permet d’aborder ce sujet dont la richesse documentaire paraît intarissable !

. ÉVÉNEMENTS

- Le Festival des musiques sacrées de Paris du vendredi 09 avril 2010 au mardi 13 avril 2010 à Paris.

- Exposition inédite en France, présentée à la BnF : "Qumrân, Le secret des manuscrits de la mer Morte" du mardi 13 avril 2010 au dimanche 11 juillet 2010.

- Musique et expositions artistiques au festival Courant d'art de Rouen du dimanche 28 mars 2010 au samedi 1er mai 2010.

- Artistes plasticiens participez à une exposition d'art sacré du samedi 29 mai 2010 à 13h00 au dimanche 06 juin 2010 à 18h00 à 92500 Rueil-Malmaison.

- Chevaliers, prêtres, paysans (peintures d’histoire) de l’artiste Daniel Dezeuz, du samedi 13 mars 2010 à 10h au samedi 24 avril 2010 à 19h à la galerie Daniel Templon à Paris.

- "Voyage autour de Manessier" au Musée Paul Delouvrier du dimanche 21 mars 2010 à 14h au dimanche 25 avril 2010 à 18h à Evry.

- "Jean Couty, l’âme du peintre" au Musée d’art religieux de Fourvière du vendredi 12 mars 2010 à 10h00 au dimanche 19 septembre 2010 à 17h30 à Lyon.

- "La voie du Tao, un autre chemin de l’être" au Grand Palais du 31 mars au 5 juillet 2010 à Paris.

- De chair et d’esprit : les dessins italiens du musée de Grenoble

-
Art contemporain dans la chapelle de la Visitation de Thonon-les-Bain, "Comme une cosmogonie" de Christian Lapie du samedi 03 avril 2010 au dimanche 06 juin 2010.

- Art sacré au château royal de Collioure (Pyrénées orientales), du jeudi 18 mars 2010 au dimanche 18 avril 2010.

DOCUMENTS PÉDAGOGIQUES

. Pour une pédagogie de l'art sacré
Voici quelques pistes pour une réflexion "pédagogique" élaborée par une professeur d'art plastique, en référence aux travaux de Régis Debray et au recteur Philippe Joutard. Fil rouge de cette réflexion : comment sensibiliser les élèves à l'art sacré.

. La musique comme expression du mystère de l'humanité
Mgr André Dupleix, secrétaire général adjoint de la conférence des évêques de France, livre ses réflexions sur le patrimoine musical et les enjeux de sa transmission.

. Un parcours sur l'art figuratif : les vitraux
De tout temps, et plus encore aujourd'hui, l'image a servi de support pour transmettre le message évangélique. Ce texte est la deuxième étape d'un parcours sur les icônes, les vitraux et les statues.

. L'arbre qui murmurait à l'oreille des hommes
Un spectacle conçu et réalisé avec des élèves de 6ème sur le thème de l'arbre. Ce projet a été monté par Marie-Line Burel, professeur documentaliste au collège Saint-Michel de Saint-Denis de la Réunion.

. Les grandes religions monothéistes en classe
À découvrir une fiche pédagogique pour travailler avec des élèves la religion juive, l'islam et le christianisme. Simple et pratique !


. Utiliser les Tice en histoire et en éducation civique pour enseigner le fait religieux
Caroline Jouneau (1) propose sur cette page web différentes ressources pour l’enseignement du fait religieux et surtout développe une proposition pédagogique afin d’utiliser les TICE avec des élèves sur ces questions.

Rappelons que les TICE ou les Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education (TICE) recouvrent les outils et produits numériques pouvant être utilisés dans le cadre de l'éducation et de l'enseignement (TICE=TIC+Education). Ils regroupent tout ce qui est conçu et utilisé pour produire, traiter, entreposer, échanger, classer, retrouver et lire des documents numériques à des fins d'enseignement et d'apprentissage.

(1) Caroline Jouneau-Sion est enseignante en histoire, géographie, éducation civique au collège Germinal de Raismes. Elle est membre du comité Editorial de l’association des Clionautes depuis 2003, présidente de l’association depuis mars 2006.

. Des lieux de culte exceptionnels à Paris
De la plus ancienne église à la synagogue de Guimard en passant par la Mosquée de Paris, découvrons ou redécouvrons, sous un autre angle, l'architecture de lieux exceptionnels.

. Patrimoine.
Étymologie : patrimoine apparaît au XIIème siècle. Le mot vient de patrimonium (lat.) "ensemble des biens appartenant au pater(père)". "père" implique ici davantage une valeur sociale que physique (indiquée alors par "genito") : c’est l’homme représentant la suite des générations, le chef de famille, le propriétaire des biens (J. Picoche, 1992).
Cette notion d'héritage d’un type particulier se retrouve dans la traduction anglaise de patrimoine qui vient de l'ancien français "héritage" d’où le nom de "cultural heritage" et d'administrations ou d'organisations comme English Heritage, Canadian Heritage ou le World Heritage de l'UNESCO (Patrimoine mondial).

Le mot patrimoine est donc issu du vocabulaire juridique et son acception actuelle est récente, datant des années 1970 :
"À la fin des années 1970, il était entendu qu’en adoptant le mot "patrimoine", on insistait sur la dimension collective de l’héritage: on parla progressivement de "patrimoine européen", puis de "patrimoine mondial" pour désigner des monuments, des objets et des lieux. … Le mot "patrimoine" s’est alors vite avéré d’un usage commode: désignant les productions humaines les plus variées, il possède un caractère englobant qui permet une compréhension pluridisciplinaire ; plaçant sous un même regard les beaux-arts et toutes sortes d’artefacts, il a permis d’éviter l’écueil d’une vision hiérarchisante qui se limiterait aux seuls chefs d’œuvre de l’art." (J.-F.Leniaud, In : Encyclopedia Universalis, 1997).

"le patrimoine est plutôt une possession qu’une propriété" (J.-P. Babelon, et A. Chastel, 1994).

« ... la conservation des monuments du passé n’est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n’avons pas le droit d’y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent en partie à ceux qui les ont construits, en partie à toutes les générations d’hommes qui viendront après nous. Les morts ont encore droit sur eux, et nous n’avons pas le droit de détruire le but de leur labeur, que ce soit la louange de l’effort réalisé, l’expression d’un sentiment religieux ou toute autre pensée dont ils auront voulu voir le témoignage permanent en cet édifice qu’ils édifiaient. Ce que nous-mêmes nous aurons construit, libre à nous de l’anéantir ; mais ce que d’autres hommes ont accompli au prix de leur vigueur, de leur richesse et de leur vie, reste leur bien : leur droits ne se sont pas éteints avec leur mort. Ces droits, ils n’ont fait que nous en investir. Ils appartiennent à tous leurs successeurs. » (John Ruskin, Les sept lampes de l’architecture, 1880).

« A vrai dire, la culture réside moins dans un patrimoine, que dans la façon qu’on a de le valoriser ; et cette façon suppose un projet, lequel suppose une volonté. » (A.-K., Lê Tri, 1997).


Parution mensuelle depuis avril 2005



| Pour vous désabonner de la lettre d'infos | cliquez ici

Responsable du site : Stève Lepleux ; Collaboratrice : Welisané Singh ; Documentaliste : Valérie Granger
Développement : Guilhem Ferrier - Réalisation multimédia : Brigitte Allouche.