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. Une proposition de loi pour instituer un enseignement du fait religieux.

Pascal Clément, ancien Garde des Sceaux, ainsi que 44 députés ont présenté le 5 février 2010 un projet de loi tendant à renforcer les cours d’instruction civique et à instituer un enseignement du fait religieux dans le cadre scolaire. Prenant comme référence le rapport de Régis Debray, la proposition stipule que cet enseignement est clairement différent d’une démarche prosélyte. « La France a vocation à faire rayonner dans le monde un certain nombre de valeur éthiques, de respect et de la dignité humaine et de la parole donnée ». L’enseignement portera sur ces différents aspects. Affaire à suivre… mais on ne peut que se réjouir que les parlementaires s’alertent des signaux tels que le repli identitaire, la violence dans le monde scolaire, sportif, économique, dans le milieu hospitalier et éprouvent l’urgence de conforter les bases mêmes de notre société.

. Sagesses et religions du monde à l’IFER de Strasbourg
Du 8 au 13 mars 2010 à Strasbourg, la session nationale de l’IFER abordera les sagesses et les religions du monde. Comme le souligne Gérard Gobry, directeur de l’IFER : « Strasbourg inspire des regards panoramiques ». Cette session présentera donc l’intérêt d’une thématique à visée universelle et aussi la particularité géographique puisque les participants seront accueillis au Conseil de l’Europe. Voilà une semaine qui s’annonce passionnante avec des interventions sur le taoïsme en Chine ou le bouddhisme. Elle comprend aussi une réflexion sur le thème : « les religions, facteurs de paix ou de conflits ? ».

. L'Art moderne et la question du sacré, sous la direction de Jean-Jacques Nillès aux éditions du Cerf et Cérit.

Actes du colloque qui a eu lieu à Strasbourg les 18 et 19 mai 1990. Ce colloque avait été organisé avec le concours de la Maison des sciences de l'homme (Strasbourg), de la Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace et de l'UFR de philosophie, communication, sciences du langage de l'Université de Strasbourg, sous la direction de Jean-Jacques Nillès.

Le rapport de l’art moderne au sacré, par-delà les coups de force ou le mimétisme, est d’abord celui d’une crise qui atteint la représentation elle-même. Peut-être est-ce là que l’œuvre, à la fois sacrifiée et offerte, retrouve la capacité de donner un sens. Avec les contributions de philosophes, de peintres, de théologiens, de sociologues.
(Présentation de l’éditeur)

Collaborations : Jean Clair, Pierre Erler, Jean-Joseph Goux, Nathalie Heinich, René Heyer, Sarah Kofman, Philippe Lacoue-Labarthe, Alain Lestié, René Major, Chaké Matossian, Jean-Luc Nancy, Jean-Jacques Nillès, Daniel Payot, Louis Seguin, Roland Sublon.

. L'art contemporain est-il chrétien ?
Christs, Vierges, Pietàs, Crucifixions, enfers, paradis, offrandes, chutes, dons, échanges : la vision chrétienne du monde semble revenir en force. Où ? Dans le domaine de l'art le plus contemporain.

Catherine Grenier développe ce qui apparaîtra à certains comme une provocation en commençant par une étude détaillée de cette nouvelle iconographie. L'homme y est réinterprété comme corps incarné, faible, en échec. Cette religion insiste sur l'ordinaire et l'accessible, elle est hantée par la dérision, la mort et le deuil. Après une modernité désincarnée proposant ses icônes majestueuses, on en revient à une image incarnée, une image d'après la chute.

En profondeur, il se dit là un renversement des modèles de l'art lui-même: A Prométhée succède Sisyphe ou mieux le Christ souffrant, un homme sans modèle, sans lien, inscrit dans une condition humaine à laquelle il ne peut échapper.

Les persuasives analyses de Catherine Grenier sont menées sur un large corpus d'oeuvres d'artistes comme Hirst, Alÿs, Jankowski, Cattelan, Gordon, Rondinone, Wallinger, Pfeiffer, Taylor Wood, Kulig, Meese, Serrano, Sorin, Stoll, Wearing, Delvoye, Kersels, Guilleminot, Mac Queen, Billingham, Tuymans, Dumas, Ahtila, etc., etc. »

Présentation de l'Éditeur (4ème de couverture)
L'art contemporain est-il chrétien ?
Catherine Grenier, Éditions Jacqueline Chambon - Diffusion: Actes Sud

. Dossier du mois : L'ART CONTEMPORAIN
Le rapport de l’art moderne au religieux, qu’il soit explicite ou même implicite, nécessite une étude approfondie. Il met en jeu des notions anthropologiques et épistémologiques qui permet d’approcher l’histoire de l’art au travers de sa dimension religieuse contemporaine. Voilà quelques pistes de réflexions indispensables avant d’en aborder les concepts.

. ÉVÉNEMENTS
Conférences
- Série de conférences "L’art contemporain dans les églises" du jeudi 15 octobre 2009 au jeudi 10 juin 2010 à Notre-Dame-de-la-Sagesse à Paris 13.
- "Art contemporain et religions contemporaines" le 19 mars 2010 à l'École doctorale de Théologie et Sciences religieuses de l’ Université de Strasbourg (67).
- Les Lundis de l'Art sacré du Mans du lundi 05 octobre 2009 au lundi 08 mars 2010 au Centre de l’Etoile au Mans (72)
- Cycle peinture et spiritualité (2009-2010) "Séance peinture" Jeudi 11 mars 2010 à 20h30 au Centre Huit à Versailles (78).
- Le dialogue entre maître et disciple, au cœur de l'hindouisme le 16 mars 2010 à l'Université catholique de Lyon (69).
- Séminaire de recherche d'historiographie du christianisme antique 13 février, 20 mars, 10 avril, 29 mai 2010 à l'Institut catholique de Paris.
- Les autorités spirituelles en bouddhisme et christianisme Journée d'études le 20 mars 2010 de 9h00 à 17h00 à l'Institut catholique de Paris.
Colloque
- Bouddhisme et christianisme, deux voies de libération jeudi 11 et vendredi 12 mars 2010 à la Faculté de Théologie de Lille.
- Christianisme et philosophie, le 15 et 16 mars 2010 à l'Institut catholique de Paris.
Expositions
- Journée spéciale Pourim, la fête des Sorts dimanche 28 février 2010 au Musée d'Art et d'histoire du judaïsme à Paris.
- Art, nature et spiritualité du mardi 9 mars au samedi 10 avril à l'Eglise protestante de Pentemont Paris.
- Exposition de paramentique : le tissage comme écriture vers le ciel : 7 tapisseries sur le psaume 84 de Christina Utsch du 16 au 28 mars 2010 au Temple des Billettes à Paris 4.
- "Sainte Russie" du 5 mars au 24 mai 2010 au Musée du Louvre, Hall Napoléon à Paris.
- Images Saintes, Maître Denis, Roublev et les autres du 03 décembre 2009 au 13 juin 2010, la fondation Pierre Gianadda, à Martigny (1920) en Suisse.

DOCUMENTS PÉDAGOGIQUES

. Enseigner le fait religieux dans les écoles d'arts appliquées
L'enseignement du fait religieux dans une école de design ne paraît pas évident. Pourtant, Alain Miskovic démontre, grâce à des exemples concrets que cet enseignement s'il est "désigné" trouve un écho très favorable et permet aux étudiants de s'interroger sur leur rapport aux autres et au monde.

. Enseigner le fait religieux au collège
Isabelle Renaud-Chamska, professeur agrégée de lettres classiques au collège, présente le travail qu’elle a mené dans plusieurs classes.

. Enseigner Pascal à des jeunes designers
Jean-Louis Bischoff, docteur en philosophie, nous présente son enseignement de l'œuvre de Pascal à des jeunes dans une école d'arts appliqués, l'École supérieure de design. Il parie sur l'"éducabilité du désir de jeunes situés aux antipodes du scoutisme ou de la pastorale catéchétique"...

. Figures du religieux dans l'art contemporain
Isabelle Saint-Martin, maître de conférences à l'École pratique de hautes études, analyse les liens entre l'art contemporain et le fait religieux. "Aux origines de l'abstraction se retrouve des interrogations métaphysiques non étrangères à certaines formes du religieux"...

. Art sacré et art contemporain au lycée
Deux expériences, l'une au lycée Saint-Louis de Chateaulin (29) et l'autre au lycée professionnel Saint-Joseph de Lorient (56), prouvent que des élèves peuvent « créer » avec une œuvre contemporaine et à partir de textes d'Évangile. Ces documents sont accompagnés d'une réflexion sur les œuvres d'art de Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons-en-Champagne.

. Tendances religieuses dans l’art contemporain
Art contemporain et religion chrétienne : ces deux termes sont généralement perçus comme antinomiques. D'un côté, l'éphémère, le banal et une liberté hors norme ; de l'autre, tout un système de valeurs morales inébranlables et de lois célestes éternelles.

. L'Encyclopédie de L'Agora
L'Encyclopédie de L'Agora est la première encyclopédie virtuelle, évolutive et participative en langue française. Déjà caractérisée par l'importancequ'elle accorde aux connaissances transversales, qui sont au cœur de la nouvelle pédagogie, cette encylopédie permet une interaction vivante entre l'internaute, jeune ou adulte, amateur ou savant, et le monde. Si cette œuvre n'est pas encore complète à la manière des grands ouvrages de références, elle contient en revanche de nombreux dossiers qui se révèlent être de petites encyclopédies sur un sujet.
Un recours intéressant pour la prise en compte de la dimension religieuse de la culture, en restant attentif sur les sources, d’une part et sur les limites de l’utilisation de l’outil, d’autre part.

. Quelques propos et réflexions sur l'art

GEORGE STEINER
« C’est seulement par la foi dans la réelle présence de l’esprit vivant au coeur des grandes oeuvres d’art que l’on peut échapper au nihilisme. Je ne peux parvenir à aucune conception rigoureuse d’une possible détermination du sens ou de lexistence quelconque qui ne parie pas sur une transcendance, une présence réelle, dans l’acte et le produit de l’art sérieux, qu’il soit verbal, musical ou art des formes matérielles. » (Le sens du sens, Vrin, 1988)

MARCEL PROUST
« Il n'y a aucune raison dans nos conditions de vie sur cette terre pour que nous nous croyions obligés à faire le bien, à être délicats, même à être polis, ni pour l'artiste athée à ce qu'il se croie obligé de recommencer vingt fois un morceau dont l'admiration qu’il excitera importera peu à son corps mangé par les vers, comme le pan de mur jaune que peignit avec tant de science et de raffinement un artiste à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Ver Meer. Toutes ces obligations, qui n'ont pas leur sanction dans la vie présente, semblent appartenir à un monde différent, fondé sur la bonté, le scrupule, le sacrifice, un monde entièrement différent de celui-ci, et dont nous sortons pour naître à cette terre, avant peut-être d'y retourner revivre sous l'empire de ces lois inconnues auxquelles nous avons obéi parce que nous en portions l'enseignement en nous, sans savoir qui les y avait tracées — ces lois dont tout travail profond de l'intelligence nous rapproche et qui sont invisibles seulement — et encore! — pour les sots. » (À la recherche du temps perdu)

JOHN RUSKIN
A propos de l’art religieux et art profane
« Tel est donc le grand fait qui domine toute distinction entre l'art moderne et l'art ancien : l'art ancien est religieux, tandis que l'art moderne est profane. Encore une fois, prenez patience. Je dis que l'art ancien était religieux : c'est-à-dire que la religion était son premier but, le luxe domestique et le plaisir ne venant qu'en second lieu. Je dis que l'art moderne est profane : c'est-à-dire que le luxe domestique et le plaisir sont ses premiers buts, la religion ne venant qu'en second lieu.

Or, vous savez tous que, lorsque la religion ne vient qu'en second lieu, elle ne vient pas du tout. Dieu tolère bien des choses, dans le cœur humain, mais il en est une qu'Il ne tolère pas : c'est un rang secondaire. Celui qui n'offre à Dieu qu'un rang secondaire ne lui en offre aucun. Et il est une autre grande vérité que vous connaissez tous : c'est que celui qui fait de la religion son premier but, en fait son seul but, et ne peut travailler pour rien au monde que pour l'amour de Dieu.

C'est pourquoi je ne dis pas que l'art ancien soit plus religieux que l'art moderne. Ce ne peut être ici une question de plus ou de moins. L'art ancien était religieux, l'art moderne est profane, et la distinction qui les sépare est aussi nette que celle qui sépare le jour de la nuit. » (Les Trois âges de l'art, John Ruskin, "Le Préraphaëlisme", conférence prononcée le 18 novembre 1853, in Conférences sur l'architecture et la peinture, traduites et annotées par E. Cammaerts, Paris, Librairie Renouard, 1910).


Parution mensuelle depuis avril 2005



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