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. Quand l'émotion accompagne l'enseignement du fait religieux.
Les 24 et 25 mars, à l'invitation du groupe de préparation* des journées des coordinateurs de la Mission Enseignement et Religion, François Boespflug, dominicain et professeur d'histoire des religions, et Evelyne Martini, IPR de Lettres, sont intervenus sur le thème de l'émotion.
En effet, entre savoir et croyance, il existe tout un domaine où la transmission du fait religieux mobilise la sensibilité et l'affectivité. Evelyne Martini a pu témoigner de cette dimension dans l'enseignement des Lettres tandis que François Boespflug a théorisé cette question dans ses aspects positifs ou négatifs. Ainsi a-t-il mis en lumière les éléments facilitants, voire décisifs, pour la transmission des phénomènes religieux et ceux irrationnels, difficiles à gérer dans un contexte d'enseignement. Ensuite, grâce au travail de Pierre Dussère, coordinateur de la région Est, l'ensemble des coordinateurs s'est s'approprié quelques démarches pédagogiques à partir d'exemples littéraires, picturaux et musicaux.
Enfin, Pierre Robitaille, responsable du département Education du SGEC, a abordé la question religieuse dans l'enseignement catholique, ce qui a été facteur d'éclaircissements.
On notera à ce propos l'actualisation du document sur les concepts (colloque de mars 2005) par Pierre Robitaille (qui avait réalisé la première version), Gérard Gobry, directeur de l'IFER-CUCDB, et quelques coordinateurs de la Mission. Encore une fois, preuve est faite que les regroupements des coordinateurs sont toujours l'occasion d'échanges fructueux. Et cela grâce à la participation d'experts, invités en fonction des thèmes retenus par le groupe de préparation de ces journées ce qui alimente la réflexion de tous. En outre, la dimension institutionnelle est assurée par la présence de responsables du SGEC, de FORMIRIS, des tutelles diocésaines, congréganistes et des chefs d'établissement (ADDEC).

* René Nouailhat, Dominique Moreau et 4 coordinateurs délégués pour l'organisation.

. Dico des signes et symboles religieux
"Qu'est-ce qui pousse une jeune femme à recouvrir sa tête d'un voile ? Pourquoi les juifs portent-ils la kippa et les chrétiens, une croix ? Un piercing, des dreadlocks, une main ou une étoile autour du cou : les signes et les symboles religieux sont partout présents. Mais qu'expriment-ils en réalité ? Ce livre remonte jusqu'aux civilisations anciennes pour rendre aux signes et aux symboles leur contenu initial ; il raconte comment ils s'intègrent à la vie et à la mort des hommes, organisant les sociétés et les rites, annonçant le destin et redonnant l'espoir. Revenir à leurs origines pour mieux en déchiffrer le sens, apprendre à les regarder différemment, c'est prendre conscience que ce qui est censé nous séparer ne devrait que nous rapprocher les uns des autres."
Patrick Banon, Dico des signes et symboles religieux, Document jeunesse, Actes Sud Junior, 2006, 112 p.
(Présentation de l'éditeur)

. Ça passe ou ça casse !
L'expression est populaire et marque bien deux hypothèses extrêmes. Pour le Juif comme pour le Chrétien, le bonheur, en ce moment, c'est que "ça passe". En effet, Pâques signifie "passage". J'aime bien ce terme, somme toute assez banal à première vue. En réalité, tout ce qui est important - et donc mouvement - dans notre vie, est passage. Quand on naît, il faut forcer le passage ; au moment de la mort, c'est le grand passage. Entre les deux, on passe son bac, bien sûr, n'est-ce pas, ce qui vous permet de passer à l'Université, en espérant ne jamais passer à l'ANPE. Et j'en passe.
Anne Soupa médite sur cet art du passage, titre de son dernier ouvrage, en nous offrant le texte de trois de ces conférences données pendant la semaine sainte à Sylvanès (en Aveyron). Son style est limpide, fluide, tout de clarté et de simplicité qui nous conduit à suivre sa méditation, dans une réelle complicité.
Pâques nous rappelle que, sans la Résurrection du Christ, notre religion perd tout son sens. C'est vraiment l'originalité du christianisme et la plus belle des fêtes, bien loin des festivités de Noël, que notre société mercantile a défigurée. Que reste-t-il dans une imagerie d'un Dieu qui s'incarne dans un pauvre bébé. Je préfère garder en premier plan l'image choc de la Croix, celle d'un homme Dieu qui nous invite à passer de la mort à la vie. Et si vous n'y croyez pas, passez votre chemin...
Anne Soupa, Pâques, art du passage, Ed. Cerf. 90 pages.
(Présentation par Jean-Claude Jaffé, directeur diocésain à Auch dans le Gers, dans La Voie du Midi n° 6759 du 9 avril 209.)

. Rome revisitée (suite)
De multiples raisons peuvent motiver un voyage à Rome. Mais se rendre dans la ville éternelle sans prendre le temps de découvrir la Rome chrétienne ferait passer à côté d'une bonne partie de "La Ville" (Urbs). Celle-ci, avec son architecture, ses ouvres d'art, respire l'expérience chrétienne. La foi est à la source de ces merveilles que l'on contemple.
Pourtant deux questions traversent l'esprit : Pourquoi des croyants originaires de l'Est de la Méditerranée ont-ils senti la nécessité de venir à Rome ? Pourquoi Rome est-elle encore aujourd'hui une ville incontournable si l'on parle de l'Église ? À Rome, le visiteur est "ad limina apostolorum" (au seuil des apôtres Pierre et Paul).
Ce dossier a été élaboré pour accompagner et servir de guide à des élèves en voyage de découverte.
Pour chaque séquence, deux ressources : une fiche pédagogique pour l'accompagnateur et des fiches pour les élèves. Ce mois-ci, deux basiliques au programme : Saint-Clément et Saint-Pierre de Rome.
. La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon
"Supposons que nous ne sachions rien de ce dont il est question ici". C'est avec cette hypothèse que Dominique Ponnau commence sa description de la Pietà Villeneuve-lès-Avignon. Invitation à un extraordinaire voyage au cour de cette ouvre célèbre d'Enguerrand Quarton, maître méconnu.
. Regards croisés sur l'impérialisme culturel et religieux de l'Europe en Afrique noire
Le choix du sujet intitulé "Regards croisés sur l'impérialisme culturel et religieux de l'Europe en Afrique noire de la moitié du XIXème siècle à la Seconde Guerre mondiale" répond à plusieurs attentes, tant du point de vue scientifique qu'éducatif et pédagogique.
Tout d'abord l'Afrique noire et, en particulier, la Côte d'Ivoire, représente un laboratoire riche pour appréhender l'évolution des religions dans le reste du monde à l'époque contemporaine. Ensuite, ce point de vue permet d'éviter la tentation d'un enseignement "européocentrique" en proposant un enseignement critique de la colonisation. Niveau visé : le lycée.
. Le dialogue entre catholiques et protestants, hier et aujourd'hui
Se référant à l'histoire religieuse locale, cette séquence s'attache à comprendre l'adhésion des "Mayennais" au protestantisme au XVIème siècle. Elle aborde les réticences et le combat contre la nouvelle "religion", et ce qu'il en résulte aujourd'hui.
Quatre séances interdisciplinaires constituent cette séquence :
- Le rôle du "mystère", hier et aujourd'hui
- Étude de la vie et de l'histoire de Sainte Barbe
- Quelle place pour le protestantisme en Mayenne ?
- Quel dialogue entre catholiques et protestants ?
. Étude des comportements et apports de l'enseignement du fait religieux en milieu scolaire
Confronté à la violence scolaire, le collège Saint-Dominique, situé au Moule en Guadeloupe, a choisi le détour par un travail interdisciplinaire sur le thème de l'agressivité et du pardon. Plusieurs séquences visent une appropriation réfléchie des valeurs humaines du bien vivre ensemble. Elles aboutissent à la confrontation de 3 réponses possibles à la violence dans le contexte des Antilles. Ce thème arrive à propos, au moment où une radicalisation de ces questions s'est manifestée dans les départements d'outremer.
. La faute et la punition
Le paradis perdu, le déluge, l'Arche de Noé, la tour de Babel, le jugement de Salomon. Cette séquence propose de remonter à la source de la notion culturelle de faute originelle. Elle l'élargit à la connaissance de la Bible et du Coran tout en explicitant le vocabulaire.
. Synthèse des connaissances sur la Bible
Cinq séquences ont déjà été présentées pour découvrir la Bible sur le site d'Enseignement et Religions. Elles offraient une variété d'approches, tant du point de vue des différents textes étudiés que des problématiques abordées (diversité des interprétations et des traductions, classement des textes, rapport à l'histoire, etc.).
Cette sixième et ultime séquence a pour but de vérifier les connaissances acquises par les élèves et de faciliter une vision structurée et synthétisée de la Bible. Ainsi pourra s'en dégager le sens et la perception de ce que ce livre sacré représente pour des croyants.


. Religioscope
Ouvert en janvier 2002, ce site bilingue (français-anglais) a été fondé par Jean-François Mayer, historien de formation. Il contient des informations sur les facteurs religieux dans le monde contemporain. Attentif aux développements et tendances, sans négliger l'histoire, ce site indépendant se situe en amont de l'actualité. Il cherche à fournir quelques clés pour la comprendre : articles, analyses, documents, entretiens, agenda.
Une lettre d'information attire l'attention sur les nouveautés du site. Pour s'y abonner, cliquer ici.

. SCANDALE

« Malheur à celui par qui le scandale arrive »...
Cette menace est proférée par le Christ lorsque ses disciples lui demandent qui est le plus grand dans le règne des cieux. Ce sera celui, répond Jésus, qui s'abaissera comme l'enfant. Mais malheur à celui qui scandalise un de ces enfants qui se fient à lui.
Si on rapproche le passage de Luc 18, 17 où le Christ fait venir à lui les petits enfants que les disciples tâchaient de retenir, on peut appeler fauteurs de scandale ceux qui refusent aux enfants (les simples ? les pauvres ?) l'accès à la Vérité. Ceux qui s'abaissent comme les enfants se dépouillent de tout pour entrer dans le royaume des cieux. La suite du passage renvoie cependant à la convoitise de l'adultère : "Si ton oil entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi d'entrer borgne dans la vie que d'être jeté avec tes 2 yeux dans la géhenne du feu" (Mt 18, 9 ; 5, 29). Le scandale serait alors associé au vice ou à sa simple pensée. Rappelons qu'étymologiquement le "scandale" (grec skandalon) est un caillou : il désigne la "pierre d'achoppement" qui fait trébucher. C'est par allusion à ce passage que le mot (ainsi que son doublet esclandre) prit son sens figuré actuel.

(Extrait de : Les allusions bibliques : dictionnaire commenté des expressions d'origine biblique, Jean-Claude Bologne, Larousse 1991).



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