• Le travail de la mission Enseignement et Religions se poursuit grâce aux coordinateurs.
Les 16 et 17 octobre 2007, les coordinateurs se sont réunis à Paris. Quarante d’entre eux avaient en effet répondu présent. « [Ils] ont pu suivre l’excellente intervention de Jean-Paul Guetny, fondateur du Monde des Religions, sur la géopolitique du fait religieux. D’autre part, la mise en commun des initiatives diocésaines a permis un « labourage de terrain » – des « terrains » très contrastées suivant les régions. Un peu partout ont eu lieu des réunions d’information de chefs d’établissement du premier et du second degré, et des modules de formation (initiale et continue) ont été proposés aux enseignants, en particulier aux lauréats des concours (Les Lasalliens incluent cet enseignement dans leur formation). A Poitiers, un nouveau dispositif de formation, avec l’aide de l’Institut de formation pour l’étude et l’enseignement des religions (Ifer), a même été créé » (1).
Lors de ce regroupement, Eric de Labarre et Claude Berruer sont intervenus. Le Secrétaire général a notamment souligné que la question religieuse était devenue majeure dans la société.
Lors de la session nationale de l’ADDEC du 15 au 17 novembre 2007, dont le thème était « Motivation et Créativité », il a été aussi question du fait religieux. Eric de Labarre a précisé son positionnement aux côtés des autres dimensions religieuses de l’Enseignement catholique (première annonce ou catéchèse ordonnée). René Nouailhat, quant à lui, a exposé l’état de la réflexion dans l’enseignement public et dans l’enseignement catholique.

(1) ECA n° 318, novembre 2007, page 9.


• Diversité religieuse et éducation interculturelle
Ce manuel produit par le Conseil de l’Europe vise à aider les enseignants, les formateurs, les personnels administratifs, les décideurs politiques et autres acteurs de l’éducation à aborder la diversité religieuse dans les écoles. La dimension religieuse de l’éducation interculturelle concerne toute l’institution scolaire. Les élèves - quel que soit l’établissement qu’ils fréquentent - vivent et travailleront dans des sociétés de plus en plus diversifiées.
Le manuel est divisé en quatre parties qui permettent d’acquérir le bagage théorique nécessaire pour aborder les questions liées à l’éducation interculturelle et sa pratique pédagogique. II aborde aussi quelques questions plus générales liées à la diversité religieuse, à l’école dans différents contextes. Il propose enfin des exemples de pratiques relevés dans divers Etats membres du Conseil de I’Europe.
Diversité religieuse et éducation interculturelle : manuel à l’usage des écoles, Conseil de l’Europe, 2007, 224 p.

• Éthique et culture religieuse à l’école
Au Québec, la question de l’enseignement religieux s’inscrit dans la difficile démarche de transition d’une société cléricale traditionnelle à la société laïque postmoderne.
Comment, dans une société qui se reconnaît non confessionnelle, assumer les dimensions spirituelles de l’existence humaine ? L’auteure soutient que « l’éducation éthique et la culture religieuse à l’école sont nécessaires ». En même temps que l’enfant s’ouvre au monde, la question du sens se pose à lui, et la reconnaissance des valeurs est associée à sa propre quête identitaire. L’éducation doit accompagner cette démarche en aidant les enfants à prendre conscience des valeurs et des réalités spirituelles dans le respect les uns des autres et dans une démarche de dialogue. Dans les sociétés laïques en effet, les enfants de toutes origines et de toutes religions sont appelés à vivre ensemble. Il s’agit de faire en sorte que non seulement les différences n’engendrent pas de conflits, mais qu’au contraire elles provoquent un enrichissement mutuel. Ce livre s’inspire de grands auteurs modernes comme P. Ricoeur, J.M. Ferry, J. Habermas, P. Meirieu, J. Rawls, et s’attache à transposer leurs apports sur le plan pédagogique.

Éthique et culture religieuse à l’école, Préface de Michel Despland, Québec, Les Presses de l’Université du Québec, 2006, 87 pages.

 

Les établissements de l’Enseignement catholique, ouverts à tous, offrent à ceux qui en font le choix, l’originalité de leur projet éducatif : prendre en compte toute la personne en reliant l’enseignement, la prise en compte du fait religieux et le travail dans toutes les disciplines de la dimension religieuse de la culture, l’éducation aux valeurs de la République et la proposition d’un sens chrétien de la personne. Ainsi, sans prosélytisme ni communautarisme, en accueillant l’aspiration au Sens dans notre société, l’Enseignement catholique offre un espace culturel et un lieu de vie pour l’épanouissement de chaque personne au sein de la société.

Extrait de : L’école catholique au service de la Nation : pour donner à chaque jeune ses chances de réussir sa formation et sa vie, donner du sens à l’association à l’Etat par contrat, document de la Commission permanente du Comité national de l’enseignement catholique, novembre 2007).

Le statut d’une culture religieuse dans un état de droit laïque
S’interroger sur le statut et la transmission de la culture religieuse en France est l’occasion de souligner ses spécificités, mais aussi les ambiguïtés et complexités de son histoire. En considérant l’histoire de la France depuis deux siècles, une question surgit : est-ce que la laïcité inclut ou exclut le religieux et la culture religieuse dans l’Etat et dans l’enseignement ?
La réponse dépendra des définitions de la laïcité et de la culture religieuse.

La religion orthodoxe : quels savoirs enseigner ?
Des rudiments sur les origines de l’orthodoxie, la place qu’elle occupe dans les programmes d’histoire, son visage actuel… sont autant d’éléments pour mieux comprendre de nombreux aspects contemporains : les nationalistes serbes ou grecs au XIXème et XXème siècle, la structure politique de la Russie des tsars, voire de Staline, la présentation géopolitique de l’Europe balkanique et orientale post-communiste.

Sur les traces de Louis 1er d’Amboise
Louis 1er d’Amboise était évêque d’Albi de 1474 à 1503. C’est aussi le nom qui a été choisi pour un groupe scolaire à Albi. Le professeur principal des classes de 3ème et le professeur de français en 4ème en ont profité pour aborder le fait religieux et donner du sens au nouveau nom de cet établissement.

La dimension religieuse d’un poème de Baudelaire
Le poème de Baudelaire Harmonie du Soir, grâce à l’extase mystique qu’il suggère, renvoie à un certain sentiment du sacré au XIXème siècle. Il peut ainsi être abordé et compris avec l’intelligence intérieure de la dévotion catholique.

Une approche pluridisciplinaire du judaïsme
Des professeurs d’histoire et de lettres, des documentalistes se sont associés pour construire une séquence ayant pour objet de faire découvrir le judaïsme aux élèves de 6ème.

Le pèlerinage à Saint-Jacques
Pour cette séquence, tous les enseignants d’une classe de 5ème ont collaboré. Objectif : faire prendre conscience aux élèves, au travers du thème du pèlerinage à Saint-Jacques, du rôle du christianisme dans l’évolution de la civilisation occidentale.

Les visages de Jésus (2ème partie)
Après les visages de Jésus au travers des 4 évangélistes, voici le Jésus des Actes des Apôtres et chez Paul. Ces écrits ne se situent plus dans le temps d’une présence corporelle du Christ car le Christ ressuscité n’est plus présent physiquement.
L’Eglise, au lendemain de la Pentecôte, vit ses premiers jours. Les Actes des Apôtres, qui sont le récit de Luc, témoignent de la vie de cette communauté naissante. Le souvenir du visage de Jésus est prégnant pour ses apôtres qui vivent une nouvelle relation avec lui : désormais, c’est la communauté des chrétiens qui le rend présent.

La croix chrétienne (2ème séquence)
Partant de documents et de supports iconographiques, cette séquence a pour objectif de faire découvrir aux élèves l’origine et l’histoire de la croix chrétienne. Et au-delà, de leur apprendre à repérer l’histoire et l’évolution d’un symbole.

Repères pour construire une séquence de culture religieuse
Comment aborder le fait religieux en s’appuyant sur les programmes scolaires ? Voici des repères pour choisir un thème, développer et construire une séquence pédagogique avec cet objectif.

• A signaler :
Inscrire son enseignement dans une dimension éducative ouverte
Cette formation scindée en deux sessions distinctes est organisée par Formiris Centre Poitou-Charentes. Elle se déroulera à Tours du 10 au 14 décembre 2007 et à Poitiers du 28 janvier au 1er février 2008. Un module sera consacré à l’enseignement du fait religieux.
Il a pour objectif :
- d’intégrer le fait religieux dans l’enseignement au même titre qu’un fait de culture. Cet objectif est culturel et non confessionnel d’où la nécessité de clarifier le vocabulaire et de mener une réflexion sur les concepts de Laïcité, Catéchèse, Pastorale, Culture religieuse et Histoire des Religions,
- de repérer les enjeux de la prise en compte du fait religieux dans les différents savoirs disciplinaires, d’en identifier leurs modalités de transmission et leurs liens avec la question du sens,
- de construire des séquences d’apprentissage.
Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter Annie Dubas par téléphone au 09 75 17 71 00 ou par courriel : contact.poitiers@formiris.org

 


• Programme d’éthique et de culture religieuse
Les écoles québécoises auront, à compter de 2008, un programme d’éthique et de culture religieuse destiné aux élèves du primaire et du secondaire. Ce programme remplacera les programmes d’enseignement religieux catholique et protestant et celui d’enseignement moral, jusqu’ici dispensés dans les écoles. Largement souhaité par une majorité de Québécois, il donnera une seule et même formation à l’ensemble des élèves.
>> Pour en savoir plus

• Le Jour du Seigneur
Les documentaires et magazines de l’émission Le Jour du Seigneur sont accessibles sur la page d’accueil du site pendant les quinze jours qui suivent leur diffusion sur France 2.
Des vidéos inédites sont également proposées au fil de l’actualité. Au-delà de ces productions récentes, la vidéothèque du Jour du Seigneur propose 350 documentaires et magazines en streaming gratuit. Cette offre s’enrichit régulièrement et constitue un outil de formation et une banque d’images de référence dans le domaine religieux.
A signaler chez le même éditeur :
C’est écrit, un DVD pour comprendre les textes sacrés.
En plus de trente ans d’activité, le père Michel Farin a réalisé des dizaines de films autour de la Bible pour l’émission Le Jour du Seigneur. Entouré de théologiens, biblistes et historiens, il s’est attaché à rendre accessible les textes sacrés, notamment en s’appuyant sur des œuvres d’art majeures de notre patrimoine. Tous ces films sont désormais disponibles dans un coffret de 6 DVD.



• Les aliments

Pourquoi les religions sont-elles si attentives à ce que leurs fidèles mangent et boivent, ou ne doivent pas manger ni boire ?
Les aliments, c’est bien entendu les produits essentiels à la subsistance des populations de l’Antiquité. Mais juifs, chrétiens et musulmans vont ensuite donner à ces produits réels, et bien repérables dans leur paysage, des significations spirituelles qui vont se situer au centre de leurs représentations cultuelles, et en même temps de l’image qu’ils donnent d’eux-mêmes.
Les aliments peuvent venir d’abord des végétaux. Pensez à l’importance de l’arbre dans la Bible : l’arbre de la connaissance dans la Genèse. Le figuier et le dattier qui fournissent une nourriture aux Hébreux, et ils se servent des palmes pour acclamer leurs vainqueur. La pomme et le pommier du paradis terrestre, qui n’existe pas dans le texte d’origine, mais quelle place ils ont prise dans la représentation du premier péché ! N’oublions pas l’olivier, pour la production de l’huile. Un arbre vénéré chez tous les peuples de la Méditerranée. Très tôt on s’est aussi nourri des céréales, propres aux populations sédentaires. Le blé, et l’orge, moins cher à cultiver. En farine pour faire le pain, ou en grain, grillé au feu. Et la vigne ! Le vin qu’elle produit transporte si bien les esprits des buveurs qu’on lui a vite attribué des pouvoirs magiques, voire divins. Passons pour finir avec la végétation, sur les épices, si appréciées par les pays du Proche-Orient. La moutarde, à la graine si petite et à la plante si haute ! La menthe, le fenouil, le cumin. Nous pouvons aussi parler du sel, bien sûr, bien que sa production soit spécifique : “ Vous êtes le sel de la Terre ”.
Les animaux apportent aussi leur contribution à la nourriture des peuples de la Bible. Quand ils sont nomades, leur aliment de base est le lait, tiré des brebis et des chèvres de leurs troupeaux, des vaches quand les pâturages sont plus gras. Les abeilles du désert semblent fabriquer du miel dans les creux des rochers. Symbole de douceur et de richesse.
Quand les populations habitent les bords des mers ou des lacs, le poisson y attend les pêcheurs. C’est ainsi qu’on pourra nommer les apôtres des “ pêcheurs d’hommes ”. Quant au dessin du poisson pour représenter le Christ, il relève d’une recherche linguistique bien plus poussée. Vous vous rappelez : les cinq lettres du mot poisson, en grec, servant d’initiales aux cinq mots de la définition : Iésous Christos Théou Uos Sôter. Jésus Christ, fils de Dieu, sauveur.
La viande n’est pas pour tous les jours et est réservée aux fêtes. C’est aussi qu’elle a parti lié avec les cérémonies rituelles. Ce sont les restes des sacrifices qui sont consommés par les prêtres et les fidèles.
Le porc, quant à lui, n’est ni sacrifié ni consommé chez les Sémites. Tout ce qui touche au cochon est accablé du même déshonneur. Pour souligner la déchéance de l’enfant prodigue de l’Evangile, l’histoire lui attribue la fonction la plus méprisable de porcher.
(A suivre...)

(Gérard Gobry, Extraits de chroniques diffusées sur Radio Chrétienne Française de Côte d’Or, 2002-2003).

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