Les apports de l'Enseignement catholique dans la dynamique des Assises : les Assises entrainent-elles un changement de regard sur le religieux ?
"L'enseignement  catholique ne peut pas considérer l'enseignement du fait religieux comme facultatif." À la suite de ces propos de Paul Malartre, Claude Berruer, adjoint au Secrétariat de l'Enseignement catholique nous livre ses réflexions sur la dynamique des Assises de l'Enseignement catholique.
Les assises entraînent-elles un changement de regard sur le religieux ?

Les assises de l’Enseignement catholique s’organisent après plusieurs décennies de réformes nombreuses du système éducatif. Leur accumulation, qui multiplie les responsabilités de l’institution scolaire, souligne simultanément la difficulté de situer clairement la mission de l’école. Les assises ont aussi lieu, pour l’Enseignement catholique, à un moment où l’Église de France, prenant acte de la sécularisation progressive de notre société, suscite une approche renouvelée de l’action pastorale, la pastorale de la proposition. (1) Dans les établissements et les instances de l’Enseignement catholique, la sécularisation s’exprime aussi par le départ progressif des clercs et des religieux. Paul Malartre, Secrétaire général de l’enseignement catholique, qui lance les assises, en 2001, est le second laïc à être nommé à ce poste, dont la responsabilité a été assumée par des prêtres jusqu’en 1994.

La démarche d’assises veut affirmer la contribution originale de l’Enseignement catholique au système éducatif, en reformulant la spécificité de son projet. Il ne s’agit certes pas d’inventer un projet nouveau, mais de ressaisir et d’articuler les recherches et les intuitions enracinées dans les traditions éducatives chrétiennes, régulièrement actualisées, notamment dans le cadre nouveau ouvert par la loi de 1959.

Dans l’ouverture des assises à l’UNESCO, le 2 Décembre 2001, Paul Malartre précisait : « En fidélité à ses sources et à ce qui a marqué son histoire, l’Enseignement catholique se veut utile pour les temps qui viennent :
- utile en répondant à des besoins éducatifs nouveaux, et même en précédant ces besoins. Loin d’être frustré que l’Éducation nationale ait souvent repris à son compte ses idées, l’enseignement catholique a toujours pensé qu’il devait être « tête chercheuse » sans exclusivité ;
- utile en liant dans une même démarche l’enseignement, l’éducation de toute la personne et la proposition d’un sens de la vie et de la foi. Au nom de sa mission d’Eglise, l’enseignement catholique ne doit pas perdre de vue que toute page éducative nouvelle s’inspire, dans l’ouverture à tous, d’un sens de l’élève et de la relation entre les personnes éclairées par l’Évangile. »(2)

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Tout enseignant est concerné ! Paul Malartre

Claude Berruer
Secrétaire général adjoint de l'Enseignement catholique
SGEC

(1) Lettre aux catholiques de France.
(2) Exposer les résolutions de l’enseignement catholique, ECD, n° 242, p. 4
 
Créé le 06/12/2011
Modifié le 27/09/2012