?tude des comportements et apports de l'enseignement du fait religieux en milieu scolaire
La prise en compte du fait religieux comme moyen de développer le mieux vivre en collège.
Ces séquences sont extraites du mémoire de Roger Guizonne intitulé "Études de comportements et apports de l'enseignement du fait religieux en milieu scolaire" présenté dans le cadre du diplôme Sciences et enseignement du fait religieux de l'IFER-CUCDB.

LE RETOUR DU FILS PRODIGUE

Les séquences que nous proposons en vue d'une appropriation réfléchie et efficace des valeurs humaines du bien vivre ensemble en particulier, s'appuient sur deux œuvres, une de nature picturale, l'autre littéraire.

L'objectif fondamental étant de l'ordre du savoir être, l'évaluation en fin de parcours reste commune aux diverses séquences.

II y a tellement de raisons d'étudier cette œuvre d'art avec les élèves et les enseignants, qu'on ne pourra jamais toutes les épuiser ...

Lorsque Rembrandt Van Rijn peint ce tableau en 1667 c'est un homme blessé par la vie, un vieillard malade qui se traîne péniblement de son lit à son chevalet. Cette œuvre apparaît en quelque sorte, comme son chant de cygne.

Le conservateur du musée de l'Ermitage sous la période stalinienne, dans sa notice du guide du musée, a écrit : "La dernière période de l'œuvre de Rembrandt est représentée à l'Ermitage par son fameux Retour de l'enfant prodigue (voir tableau dans séquence 1), sommet inaccessible de toute la peinture mondiale "

Elias Canetti, (prix Nobel de littérature) affirme que : "Une des voies qui mène à la réalité passe par des tableaux ... dont la fonction significative est de maintenir concentré une réalité qui, dispersée, volerait en éclats et s'évanouirait." Cette vérité se trouve là justifiée. Dans cet imposant tableau de 2.62 m de haut sur 2.05 m de large, Rembrandt a su représenter à la fois : "l'Exil et le Royaume... Il a su réconcilier la difficulté d'être et l'aisance d'aimer."

Ce tableau qui cristallise l'angoisse et l'émerveillement est comme le grand livre de la vie, qui plonge l'observateur averti dans la sphère directe de la transcendance.

Bref, plus on scrute le tableau, mieux on comprend ce que voulait dire Paul Baudiquey lorsqu'il parlait de "la chair du tableau" dans cet exposé inoubliable fait lors de la session de l'IFER en mars 1997.

Croyant ou non, il doit être donné à tout élève, à tout honnête homme, l'occasion d'être mis en présence de ce patrimoine, avec les clefs de compréhension permettant de toucher la "chair du tableau." Le message évangélique ainsi véhiculé prend réellement vie et devient auréolé de sens.

Lorsque le peintre rend l'âme le 04 octobre 1669 "une dernière toile, inachevée veille à son chevalet : Siméon au temple, recevant dans ses bras l'Enfant de la promesse."

Promesse d'un monde nouveau, d'un monde ou l'amour est la seule force de discussion.

Cette proposition de séquences qui reste dans la visée de notre objectif de faire opposition à la violence scolaire peut être mise en lien avec le programme d'histoire de sixième et de seconde au chapitre : Les débuts du christianisme

Elle peut être étudiée également dans le cadre du programme de français.

Liste des séquences
Séquence n° 1 : Violence et pardon
Séquence n° 2 : La conscience du mal
Séquence n° 3 : Trois manières de répondre à la violence

Roger Guizonne
Créé le 02/12/2011
Modifié le 02/12/2011