Dessins géométriques et mandalas
Une invitation à combiner rigueur, créativité et sensibilisation à la beauté dans un programme de mathématiques. Pour des élèves de  6ème et de 5ème.
Objectifs :
- Combiner rigueur, créativité et sensibilisation à la beauté dans un programme de mathématiques.
- Créer un espace de beauté et de silence dans une salle de classe.
- Relier géométrie et découverte d'une forme de l'art religieux, les mandalas.

Destinataires : Enseignants et élèves de Sixième et de Cinquième dans le programme de mathématiques.

Supports : Géométriques et mandalas.
 
Source : Activités proposée dans le cadre du collège Notre-Dame à Ussel (Corrèze).

L'acquisition d'éléments de culture religieuse n'obéit pas seulement à une quête intellectuelle. Elle a aussi une dimension existentielle. Paradoxalement, dans cette séquence, l'apprentissage des mathématiques, discipline à dominante abstraite, débouche par l'entremise de la géométrie sur des activités (réalisations de dessins ou de mandalas) où la connaissance sensible et l'éducation à la beauté sont centrales. Les religions sont ici situées à la frontière de l'activité proposée. Des formes comme des mandalas aident les élèves dans leur recherche de sens.

EXERCICES A REALISER

La démarche adoptée dans ces exercices est progressive. Il s'agit d'abord, pour les dessins géométriques comme pour les mandalas, de se conformer aux prescriptions du programme de construction, puis de choisir les couleurs de ces dessins. Ensuite, l'élève peut construire ses propres formes.

REALISER ET COLORIER DES FORMES GEOMETRIQUES
Ce travail fut réalisé avec des élèves de Sixième et Cinquième en liaison avec le programme de Mathématiques. Le dessin géométrique est une source inépuisable qui permet autant à la rigueur qu'à la créativité de s'exercer. Le maniement du compas, de la règle, de l'équerre, du rapporteur réconcilie le jeune avec ses mains ; il devient capable de créer du beau.

Construire un dessin
Un programme de construction du dessin est donné à l'élève ; il doit être suivi avec précision. L'élève réalise le dessin au crayon à papier. Le dessin est ensuite colorié. Cette phase est très appréciée, l'élève choisit ses couleurs et essaie d'obtenir un travail qui reflète l'harmonie.

Un moyen de concentration pour les jeunes
Les jeunes sont de plus en plus déconcentrés. Beaucoup d'élèves sont en difficulté scolaire. Il est urgent d'urgent d'aider ces jeunes à se recentrer et à vivre une situation de réussite.

Créer son propre dessin
Peu à peu, les élèves créent leur propre dessin et quelquefois arrivent à écrire leur programme de construction. Le professeur en choisit certains, ceux-ci sont photocopiés et proposés à la classe. Les élèves sont toujours très fiers de signer leurs œuvres. Chaque élève conserve ses dessins dans un cahier spécial du début de la sixième à la fin de la cinquième. Les dessins servent aussi à la décoration de la classe.

Réaliser des Mandalas
Les élèves de Sixième ou de Cinquième prennent trois ou quatre minutes avant de commencer le cours de mathématiques pour colorier le dessin qu'ils ont choisi parmi ceux que propose le professeur. Les dessins proposés ont été photocopiés par le professeur. Le choix est quelquefois difficile... Ce n'est pas si souvent que l'élève peut choisir ! Cela vaut la peine de prendre aussi du temps pour cela. Le coloriage se fait en silence, il permet au jeune de se recentrer, d'être au calme, de réaliser quelque chose de beau. Même les élèves en grande difficulté obtiennent peu à peu un résultat gratifiant, ils sont contents.

Le dessin terminé peut être exposé en classe, gardé dans le cahier spécial, offert à quelqu'un que l'on aime (un élève en a fait plusieurs pour envoyer à son père hospitalisé à Paris).

À l'occasion d'un cours sur les quadrilatères, les élèves ont confectionné des patrons en carton disposés sur un support circulaire en bois. Chaque patron était recouvert de pétales de fleurs différentes pour certaines équipes, pour d'autres de produits alimentaires (café, riz pruneaux...). C'est avec beaucoup de plaisir que tout cela fut réalisé.

Sur un terrain de sport, des mandalas ont été réalisés à même le sol. Telle équipe avait choisi de la craie en poudre (les restes des boîtes de craie !), telle autre le bois sous toutes ses formes (sciure, copeaux, écorces, etc.). Dix équipes se sont activées ainsi toute une matinée faisant preuve d'imagination et d'entraide.

D'un dessin à l'autre, les jeunes progressent. C'est un outil qui aide l'élève à se prendre en charge, à entrer en relation avec le monde, à travers les siècles, les continents, les cultures, dans une quête du «centre», du «cœur» de chaque être et de chaque chose.

Exemples de mandalas

 
Ce texte est extrait  de l'ouvrage "Enseigner les religions au collège et au lycée", publié par le CRDP de Besançon. Les auteurs sont :
- Jean Joncheray, Professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris - Département de théologie pratique - faculté de théologie ICP et Membre du Conseil de rédaction des "Recherches de science religieuse",
- René Nouailhat, Responsable de la Mission Enseignement et Religions.

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Jean Joncheray et René Nouailhat
 
Créé le 29/11/2011
Modifié le 29/11/2011