Voyage en symbolique avec Azur et Asmar
La littérature de jeunesse pour ouvrir aux questions religieuses. Contexte et proposition de mise en oeuvre dans une classe multi-niveaux, CP, CE1 et CE2.
Cette proposition est extraite d'un mémoire présenté en 2007 dans le cadre d'un Master "Sciences et Enseignement des Religions" préparé à l'Institut de Formation pour l'Etude et l'Enseignement des Religions (Ifer) et le Centre Universitaire Catholique de Bourgogne (CUCDB) de Dijon.

SOMMAIRE

Partie 1 : SYMBOLES ET RELIGIONS DANS LA LITTERATURE DE JEUNESSE
1) Le fait religieux
2) L'enseignement du fait religieux dans les programmes
3) Le fait religieux dans la littérature de jeunesse

Partie 2 : LA MISE EN OEUVRE
1) Présentation du lieu et de la classe de l'expérimentation
2) Quel point de départ pour quelles finalités ?
3) Le déroulement de la séquence

Partie 3 : BILAN ET ANALYSE
1) La démarche choisie
2) La dimension symbolique dans Azur et Asmar
3) Les évaluations
4) Les élèves face à cet enseignement

CONCLUSION

Ce travail qu'il m'a été permis d'expérimenter pendant mon stage filé m'a beaucoup apporté à plusieurs niveaux.
Tout d'abord, j'ai pu découvrir l'enseignement du fait religieux à l'école élémentaire à travers les livres, Internet et les témoignages de personnes qu'il m'a été donné de rencontrer. C'est un enseignement qui n'est pas réellement mis en place dans les écoles catholiques. Les enseignants avec lesquels j'ai pu parler trouvent que c'est quelque chose de très intéressant mais qu'ils n'osent pas aborder. C'est donc toujours un peu difficile d'expérimenter un domaine qui n'est pas largement travaillé avec les enfants. De plus, il serait nécessaire que chaque année, les élèves puissent aborder le fait religieux. Il n'est pas suffisant qu'ils l'abordent une ou deux fois avant d'entrer au collège. Il faut le généraliser pour qu'il y ait un réel apprentissage et que les enfants acquièrent petit à petit un regard plus objectif face à la dimension religieuse qui est en chacun de nous. L'objectif porte non seulement sur une acquisition de connaissances en lien avec la dimension symbolique et religieuse mais aussi sur la possibilité d'offrir à chacun une ouverture sur l'autre et sur une conscience de soi plus éclairée.
Ensuite, ouvrir à la dimension symbolique ne semble pas, pour des personnes qui n'ont pas l'habitude, chose aisée. C'est un aspect du conte qui est très abstrait et il faut trouver la bonne accroche et une activité intéressante pour ne pas être à la limite de l'explication de texte.

Par cette expérimentation, nous pouvons constater qu'il est tout à fait envisageable que la littérature de jeunesse permette d'enseigner le fait religieux. En effet, "la pensée symbolique permet de comprendre la complexité du monde ; elle permet aussi d'accéder à la dimension religieuse et spirituelle. La présentation des différentes religions devrait être précédée de cette ouverture pour que les faits religieux y prennent sens" (René Nouailhat, Enseigner le fait religieux, un défi pour la laïcité, p. 98). Accéder par la voie du symbolisme au message du conte permet d'ouvrir à la dimension religieuse.

De plus, dans le domaine religieux, nous avons facilement tendance à penser que croire, c'est croire en Dieu et que cela se limite à la religion. Mais c'est une notion qui est beaucoup plus large. En prendre conscience permet aux enfants comme aux adultes de prendre conscience de la diversité des croyances, comme de ce qui nous relie au religieux.

 
Créé le 28/11/2011
Modifié le 11/01/2012