Le lac de Tibériade nous parle de Jésus
A la rencontre des faits de la vie de Jésus ayant pour cadre le lac de Tibériade/ Pour des élèves de cycle III.

Vue du lac Tibériade
Sources : Sklerijenn, n° 43 septembre 2007

De la forme d'un ovale irrégulier, long de 21 km du nord au sud, sa largeur maximale étant de 12 km, le lac apparaît comme un saphir enchâssé dans un écrin de collines... Il est encadré par les monts de Galilée à l'ouest et par les falaises abruptes du plateau du Golan à l'est. Le niveau des eaux est à 210 m au-dessous du niveau de la Méditerranée. Ses eaux ont toujours été poissonneuses. La profondeur, au milieu, varie de 40 à 50 m. Le Jourdain traverse le lac du nord au sud avant de reprendre sa course vers la mer Morte. Les berges du lac sont étroites. En raison de la température, très chaude en été, tempérée en hiver, et des nombreuses sources qui les irriguent, les bords du lac portent une végétation subtropicale : dattiers, orangers, citronniers, bananiers y prospèrent, tout comme les céréales.

1 - LE LAC DE L'EVANGILE

Aucun lieu de Palestine ne peut être comparé, pour son charme et sa puissance d'évocation, au lac de Tibériade. Malgré les nombreux bouleversements, naturels ou historiques, le décor est resté, pour l'essentiel, le même qu'il y a vingt siècles lorsque Jésus fréquentait ses rives. Le lac est appelé dans l'Ancien Testament "mer de Kinnéret" (Nb 34, 11 ; Jos 13, 27), allusion sans doute à la ville du même nom dont les ruines ont été identifiées près de Tagba, ou encore "Gennèsar" (1Mc 11, 67) que l'on retrouve dans le Nouveau Testament sous la forme de Gennésareth (Lc 5, 1). Le vocable évangélique habituel est "mer de Galilée" (Mt 15, 29 ; Mc 7, 31) ou "mer de Tibériade".

Les villes autrefois fameuses de Capharnaüm, Chorazeïn, Bethsaïde, Magdala ont été le cœur de la prédication de Jésus. Toujours soucieux d'apporter la Bonne Nouvelle du Royaume à "l'autre" village, il n'a cessé de se déplacer avec les Douze, puis les soixante-douze, à travers les bourgades galiléennes, bien plus nombreuses qu'aujourd'hui. Ce sont les habitants du bord du lac, surtout les pêcheurs de Bethsaïde, au débouché du Jourdain, qui adhèreront les premiers à son message. Capharnaüm, port de pêche et en même temps centre agricole, symbolise bien l'implantation de Jésus dans une contrée déterminée : l'eau et la terre jouent dans son enseignement un rôle déterminant. Tout naturellement, ce sont les comparaisons avec la terre qui émergent dans ces paraboles : l'épi de blé s'oppose à l'ivraie comme le Bien s'oppose au Mal. Mais il y aussi le lac, la "mer de Galilée" ! C'est à partir du métier de pêcheur exercé par les quatre premiers disciples que Jésus va donner le sens de leur mission, à la suite de la pêche miraculeuse. Jésus dit à Simon-Pierre : "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu auras à capturer" (Lc5, 10).

Ces villes ont certes disparu, mais c'est le lac entier qui nous parle de Jésus, de ses miracles innombrables, de ses discours et de ses lumineuses paraboles ; le souvenir de Jésus est partout présent.

2 - SUIVONS JESUS AUTOUR DU LAC DE TIBERIADE

Documentation : une Bible ou un Nouveau Testament pour 2 enfants

Objectifs
1) Se repérer et trouver un extrait dans le Nouveau Testament grâce à ses références (évangéliste, chapitre, verset)
2) Lire les faits de la vie de Jésus ayant pour cadre le lac de Tibériade et ses environs immédiats
3) Localiser ces faits sur une carte.

Pour réaliser cet exercice, cliquer ici.

A lire aussi sur Enseignement et Religions :
- Les fontaines et les fonts baptismaux
- L'eau au coeur de la vie

Nicolas Le Ru  Marie Jo
 
Créé le 22/11/2011
Modifié le 21/11/2012