Exposition Felix Nussbaum au Musée de l'Art et d'histoire du Judaïsme.
Présentation du dossier pédagogique de l'exposition exceptionnelle du Musée de l'Art et d'histoire du Judaïsme. Cette exposition préface le parcours d'un peintre juif dont l'exil à travers l'Europe se reflète dans une grande partie de son art.
I/ FELIX NUSSBAUM (1904 – 1944)

Présentation de l’exposition


Du 22 septembre 2010 au 23 janvier 2011, le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme présente la première rétrospective en Europe, en dehors d’Allemagne, de l’oeuvre du peintre Felix Nussbaum. A travers 40 peintures et 19 oeuvres sur papier, elle rassemble ses oeuvres les plus emblématiques. Cette exposition est réalisée en partenariat avec la Felix- Nussbaum-Haus, musée monographique que sa ville natale – Osnabrück en Basse-Saxe – lui a consacré.
Bénéficiant du prêt exceptionnel des oeuvres les plus célèbres de l’artiste, par de grandes collections dans le monde, cette exposition est l’occasion de découvrir l’oeuvre d’un artiste majeur dans l’histoire de l’art du XXe siècle.

Cette exposition retrace le parcours d’un peintre juif dont l’exil à travers l’Europe se reflète dans une grande partie de son art.

Déroulé de l’exposition
Les espaces d’exposition sont divisés en sept sections selon un parcours chronologique et
thématique.

1. Les oeuvres de jeunesse : les premières oeuvres de Felix Nussbaum comptent notamment des portraits familiaux et des souvenirs de ses vacances en famille. Le grand format La Place folle de 1931 clôt cette première partie : cette oeuvre fait largement connaître Felix Nussbaum des cercles artistiques allemands.
2. Le voyage en Italie : parti étudier à la Villa Massimo de Rome, Felix Nussbaum peint en Italie de nombreuses visions de ruines. Ces peintures s’inscrivent dans une démarche classique. Cependant, chez Felix Nussbaum, ces oeuvres acquièrent une dimension personnelle propre, les ruines peintes exprimant son angoisse face à l’avènement du national-socialisme. Pour lui, la catastrophe est imminente.
3. L’exil : L’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler le 30 janvier 1933 sonne la fin des espoirs de retour de Felix Nussbaum en Allemagne. Il choisit de ne pas regagner son pays et entame une période d’errance à travers l’Europe, symboliquement illustrée par le tableau Le Réfugié (1939).
4. L’autoportrait : le questionnement sur soi-même, illustré par le thème de l’autoportrait, est au coeur de l’oeuvre de Felix Nussbaum. A partir de 1936, celle-ci est marquée par un développement plus évident de ce thème. L’artiste met ainsi en scène son identité d’artiste exilé, de réfugié politique et de juif persécuté.
5. Les natures mortes : dans les années 1939-1940 Felix Nussbaum réalise de nombreuses natures mortes, thème qu’il avait jusqu’alors ignoré. De fait, les objets sans vie et les pantins désarticulés de ses toiles semblent symboliser son existence désormais recluse.
6. L’internement à Saint-Cyprien : Arrêté le 10 mai 1940 à Bruxelles, Felix Nussbaum est envoyé au camp de Saint-Cyprien en France. Ayant demandé son rapatriement en Allemagne, il profite du transfert pour s’échapper et retourner à Bruxelles. Son expérience au camp français de Saint-Cyprien le marque si profondément qu’elle imprègne désormais toute son oeuvre.
7. Le triomphe de la mort : Felix Nussbaum peint ses dernières oeuvres alors qu’il vit caché. La guerre, les persécutions et la peur dominent les toiles de cette dernière période, reflétant également son attente impuissante d’un destin qu’il sait inévitable. Sa dernière oeuvre connue, Triomphe de la mort, peinte deux mois avant son arrestation le 20 juin 1944, clôt majestueusement mais macabrement l’exposition.

. Fiches pédagogiques
. Dix fiches oeuvres

 

Créé le 22/11/2011
Modifié le 25/11/2011