Le jardin de Coulommiers
A travers un texte appartenant au genre documentaire nous proposons d'étudier une notion : la description et sa fonction ; une thématique : le jardin médiéval ; et une problématique : la symbolique de ce jardin.

1 - Présentation de la séance
2 - La séance
3 - Les différents types de jardins
4 - Bibliographie



1 - Présentation de la séance

Le programme de 5° recommande une approche diversifiée des textes : " littérature pour la jeunesse, textes littéraires, textes documentaires ". Aussi est-ce à travers un texte appartenant au genre documentaire que nous proposons d'étudier une notion - la description et sa fonction -, une thématique - le jardin médiéval -, et une problématique - la symbolique de ce jardin. Cette séance peut s'insérer dans une séquence construite sur un groupement de textes unis par une thématique : le jardin médiéval.

Support :
Le jardin de Coulommiers, Guide Gallimard, " La France médiévale ", Les Nouveaux-Loisirs et Editions du Patrimoine, 1997, Français 5°, 12 séquences, pp. 174-175.

Objectifs :
- reconnaître un texte documentaire et en définir les caractéristiques
- savoir décrire et informer
- découvrir les composantes du jardin monastique et certains aspects de la vie des moines
* outils de langue : relever et étudier les expansions du nom.

Activités :
- formuler les réponses (à l'oral et à l'écrit)
- relever les expansions du nom
- utiliser le dictionnaire : étymologie et sens de : moine - symbole - sacré -profane - faire des recherches complémentaires
* écrire pour soi : décrire une image en répondant aux questions données.

Pré-requis :
- connaître les notions de discours, de genre, d'énonciation
- connaître certains genres dont les genres littéraires et documentaires.

Des questions pour l'étude méthodique du texte
Plutôt que de proposer une réponse détaillée pour chacune d'elles nous avons choisi de développer certains points qui nous paraissent particulièrement importants.

Un texte documentaire :
1) Lisez le texte, observez le paratexte : pouvez-vous dire à quel genre appartient ce texte ? Si oui, lequel ? Que savez-vous de ce genre ?
2) Observez le texte : combien de paragraphes le composent ? Quel est le contenu du premier ? Et des deux autres ? (Répondez chaque fois en une courte phrase)
3) Ce texte décrit un lieu réel : qu'est-ce qui justifie cette affirmation ?
4) Le locuteur est-il identifiable ? S'implique-t-il ou non dans son discours ? Observez à cet effet les trois premières phrases du texte : que peut-on en conclure ?

La description :
5) Quelles sont les étapes de la description dans le second paragraphe ?
6) Quels sont les espaces utilitaires composant ce jardin ?
7) Quel est le plan de ce jardin ? Quelle est la forme des allées ? Vers quoi convergent- elles ? Quel est le chiffre qui revient le plus souvent ?
8) A quoi les canaux sont-ils comparés ? Et le jardin lui-même ? (Relevez à cet effet une répétition significative).

2 - La séance

Un texte documentaire
A la différence des textes littéraires que les élèves auront étudiés au préalable (dans le cas d'une séquence construite sur un groupement de textes), la description contenue dans ce texte n'est pas insérée dans un récit, et pour cause : il s'agit, en effet, d'un texte documentaire, en l'occurrence d'un passage du Guide Gallimard, " La France médiévale ". La fonction principale de ce type de texte est d'apporter au lecteur des informations précises (ici historiques et géographiques), de décrire des lieux, des objets réels, de façon objective, c'est à dire sans donner une appréciation personnelle. Peut-on dire de la description du jardin de Coulommiers qu'elle est précise et objective ? Précise, certainement, objective peut-être pas. L'accroche - " un paradis retrouvé " - de même que la précision selon laquelle il s'agit là de " l'une des plus belles reconstitutions du jardin monastique du XIllème° siècle " sont autant d'indices révélant une implication certaine du locuteur dans son discours. Cette phrase exprime un jugement (élogieux au demeurant), on ne peut donc pas affirmer que l'on est en présence d'une description neutre.
A cela deux raisons : tout d'abord il s'agit de l'extrait d'un guide ; les lecteurs sont aussi des visiteurs (potentiels). Il s'agit donc de susciter en eux l'envie d'aller visiter ce lieu. Et puis l'auteur de ce texte peut exprimer un sentiment d'admiration sincère : ce jardin monastique (reconstitué) est vraiment beau. Admiration que l'on peut aussi déceler dans les liens qu'il établit avec insistance entre ce jardin et le paradis et qui relèvent à la fois de l'information et de l'appréciation.
Notons à ce sujet que cet exemple de reconstitution qu'est le jardin de Coulommiers (citons, parmi tant d'autres, le jardin d'Orsan et le jardin médiéval du Musée national du Moyen Age à Paris), les nombreuses et récentes publications, les expositions, témoignent d'un véritable engouement pour le jardin médiéval.
En ce sens ce texte joue pleinement son rôle d'information : sur l'existence d'un lieu à voir, d'un engouement pour ce type de lieu.

3 -  Les différents types de jardins

a) Le jardin monastique

--> Les moines
Cette séance à dominante lecture, commence par une lecture silencieuse. Une fois la lecture terminée, on précise aux élèves qu'ils viennent de se livrer à une activité... monastique ! En effet comme le souligne Régis Debray dans Le Feu sacré, fonctions du religieux (Fayard, 2003) c'est aux moines que l'on doit " la lecture silencieuse qui a rompu avec un millénaire de lecture acoustique à haute voix. Elle s'est inaugurée au VI° siècle dans les monastères avec la lecture méditée de la parole de Dieu. C'est saint Benoît qui a rapproché ces deux exercices jusqu'alors séparés : l'exercice physique du déchiffrement et l'exercice mental de la réflexion" (p. 48). Auparavant, Régis Debray dresse une longue liste de tout ce que l'on doit " aux frères des villes et des clairières ", liste impressionnante dans laquelle figurent " nos hospices et nos hôpitaux ".
Dans les recherches documentaires que l'on propose en prolongement, les élèves sont amenés à s'intéresser à l'origine du monachisme et aux ordres hospitaliers. Ce texte complète ces recherches dans la mesure où il présente un autre ordre, les Templiers, premier ordre " religieux-militaire " dont la mission première est, comme le précise le texte, d'assurer la protection des pélerins et de financer les pèlerinages. Cette structure militaire sera adoptée au XIlème°siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, futur ordre de Malte, qui collaboreront avec les Templiers tout en rivalisant avec eux.
(A. Demanger, Le monde de la Bible, n° 152).

--> Le jardin
Le jardin de Coulommiers est comme les jardins monastiques médiévaux - dont le cloître, bien sûr - un jardin sacré. Sacré dans la mesure où il représente " ces liens qui unissent le ciel et la terre " - ces symboles - lien qu'il entretient avec le paradis dont il est le reflet, la représentation, avec ses arbres (des poiriers) qui sont l'arbre de vie (et de la connaissance de ce qui est bon et mauvais) d'Eden, son puits qui est la source (le fleuve) qui jaillit en Eden, les allées et les canaux qui en représentent les quatre bras surgissant du fleuve d'Eden, mais qui sont aussi les quatre bras de la croix, de même que la vigne symbolise le sang que le Christ a versé pour le salut des hommes.
Quatre, chiffre symbolique pour les raisons évoquées mais aussi parce qu'on peut y voir les quatre saisons, les quatre points cardinaux, les quatre vertus, les vertus cardinales que sont la justice, la prudence, la tempérance et la force.
Pour le moine, le cloître et le jardin monastique sont beaucoup plus que de simples carrés (quatre côtés !) au milieu du monastère, beaucoup plus qu'un reflet du paradis : c'est le paradis. Toute sa vie est concentrée là, dans la méditation, le recueillement et le travail : ora et labora (prie et travaille). Ainsi par la prière et le travail, le moine participe à l'œuvre créatrice divine, le travail devenant lui-même prière.
Le jardin médiéval de Coulommiers est un lieu pour se nourrir (le potager), pour se soigner (carré des simples), pour honorer Dieu (carré des fleurs) : n'était-ce pas ainsi au paradis ?

Vocabulaire :

moine : du grec monos = seul et monakos = solitaire.
Mots de la même famille : monastère, monastique, monacal, monachisme…

profane : du latin profanus, de pro = devant, et fanum = le temple.
Le terme profane désigne donc ce qui ne fait pas partie du temple, ce qui n'est pas consacré, qui n'appartient pas à la sphère du sacré.

sacré : du latin sacer = saint, sacré, qui est consacré à une divinité, qui a rapport avec le divin.
Encyclopédie de l'Agora : " 1° ce qui est sacré est séparé, mis à l'écart du profane parfois interdit, souvent inviolable. 2° ce qui est sacré est saint, du domaine de l'incompréhensible, du Tout-Autre ".

Symbole : du grec sumbolon, du verbe sumballo = je joins.
Encyclopédia Universalis : " terme qui implique l'idée de joindre, de relier deux parties d'un objet divisé en deux, d'où l'idée de signe de reconnaissance. Le mot symbole ayant un sens proche de celui " d'emblème, d'allégorie et d'analogie ".
(noter aussi que la notion de " lien " est présente dans les figures de style relevant de l'analogie comme la comparaison et la métaphore).

N.B. :
Les notions de sacré/profane sont à la fois simples, par la dichotomie qu'elles impliquent, et complexes par les liens qu'elles entretiennent.
On s'en tiendra avec les élèves de 5° à une définition simple (voir ci-dessus). La notion de symbole peut (doit) faire l'objet d'une étude plus approfondie.

Prolongements :
- mise en relation de ce texte avec Genèse 2, 5-17
- recherche sur le monachisme et ses origines.
(Le monde de la Bible n° 116, fév.1999 - Vivre dans une abbaye, éd. J.B. Lefèvre).

b) Le jardin sacré

Présentant avec le jardin profane des éléments communs, le jardin sacré s'en démarque cependant en ce qu'il est un lieu de rencontre privilégié entre l'homme et Dieu.
En effet pour le moine, le cloître est beaucoup plus que la réalité visible et réductible au carré - si parfait soit-il - qu'il forme, aux allées qui se coupent en croix, au puits central. Le jardin utilitaire est beaucoup plus que ces parterres plantés de légumes et de plantes médicinales, et le jardin des morts beaucoup plus qu'un simple cimetière. Pour le croyant, il existe en outre d'autres jardins sacrés : le jardin de l'âme et celui qui figure la communauté des croyants - l'hortus conclusus.

- Le jardin claustral
Pour prier
C'est dans les abbayes -construites sur le modèle des villas romaines - que vont apparaître dès le IXe s. (abbaye de Saint-Gall) les premiers jardins de l'Occident médiéval. Le cloître est un jardin et il est au centre de l'abbaye " comme l'homme est au centre du monde et le point de jonction entre la terre et le ciel, entre la matière et l'esprit ". (1)
Comme l'étymologie du mot l'indique (du latin = claustrum = lieu clos) il est clos, de forme carré, entouré de galeries ouvertes soutenues par des colonnes. Quatre allées en forme de croix convergent vers le puits central. Il est situé près de l'église qui le domine.
Lieu de silence, de méditation et de prière, il est par excellence le lieu de rencontre avec Dieu. Tout dans le cloître conduit le moine à Dieu : le chiffre quatre présent dans le carré et les allées (et son multiple dans les colonnes des galeries) signifie à la fois les quatre points cardinaux, les quatre vertus cardinales (justice, prudence, tempérance et force), les quatre fleuves du paradis, les quatre Evangélistes. Les allées figurent la croix (quatre bras) qui est le vrai arbre de vie et la fontaine en son centre est la coupe emplie du sang du Christ, nouvelle source de vie.
Pour le moine du Moyen Age, le cloître n'est pas seulement une représentation du paradis terrestre, c'est déjà le paradis, le Moyen Age ayant cette obsession de voir dans les épisodes de l'Ancien Testament la préfiguration du Nouveau Testament qui en est l'accomplissement. La vie du moine vise une unité intérieure favorisée par l'unité de lieu (le cloître) et l'unité de temps : les jours rythmés par le temps de prière (ora) et de travail (labora) imposés par la règle, se répètent inlassablement, avec monotonie (du grec monos = seul ; " moine ", " monastère " ... appartiennent à la même famille de mots).

- Le potager
Pour (se) nourrir
Le potager est le lieu du jardinage, du travail (labora). Le travail est pour le moine une nécessité : il lui assure sa nourriture. Le travail (jardinage) relève de la tradition monastique depuis les pères du désert en Egypte. Il est exigé en outre par la règle de Saint Benoît ainsi que par la caritas - la charité, c'est-à-dire l'amour de Dieu, une des trois vertus théologales (avec la foi et l'espérance), qui impose au moine de nourrir et soigner les pauvres.

Par le travail, le moine participe à l'œuvre créatrice de Dieu. Il laboure cette terre avec laquelle Dieu a pétri Adam, le premier homme. Le travail est ascèse et prière ; il est sanctifié, il a perdu cette connotation négative que le negotium avait dans l'Antiquité (alors que l'otium-loisir, activité agréable - réservé aux hommes libres et aux patriciens était célébré).

Le potager, ou jardin d'utilité, était ordonné, agencé vraisemblablement comme ceux que nous montrent les plans de l'abbaye de Saint-Gall. Bien qu'enfermés dans un cloître, ces jardins sont eux-mêmes protégés par des clôtures. Dans des carrés délimités par des planches on y cultive toutes sortes de légumes : pois, haricots (appelés " phaséoles " de l'italien " fagiolo ") (1), fèves, choux, ail, oignons, échalotes ; des plantes aromatiques : cerfeuil, coriandre, aneth, sarriette, fenouil, persil, laitues, bourrache, et dans le Midi, concombres et courges.

- Le Jardin des simples
Pour (se) soigner
Il est généralement (selon le plan cité ci-dessus) à l'opposé de celui des cuisines. Là on cultive la sauge (en latin : salvia de salvus = bien portant, en bonne santé, sauf), la menthe, le fenouil, le romarin, l'anis, le cresson, mais aussi la violette, la marguerite, la pivoine et bien d'autres plantes et fleurs dont Hildegarde de Bingen, sainte et savante, avait dressé un inventaire en précisant pour chacune d'elles ses vertus curatives (encore inconnue il y a quelques années, Hildegarde de Bingen est citée par tous les ouvrages traitant du jardin médiéval).
On y cultive, bien sûr, la reine des fleurs : la rose. On l'utilise pour " fabriquer du vin de roses ou une huile rosat très appréciée " (2) et autres remèdes, mais elle est aussi destinée, comme d'autres fleurs, notamment le lis, à orner les autels, à honorer Dieu. Fleur autrefois dédiée à Venus, elle est la fleur mariale par excellence : blanche, elle est synonyme de pureté, rouge - couleur du sang du Christ - elle préfigure la passion et symbolise la charité (caritas).
Le lis, autre fleur mariale, est quant à lui symbole de virginité.

- Le jardin des morts
Pour entrer dans la maison de Dieu
C'est là que poussent les arbres fruitiers - le plan de l'abbaye de Saint-Gall prévoit à cet endroit " un noisetier, un pêcher, un laurier, un néflier, un châtaignier, un mûrier, un pin, un cognassier, un figuier, un noyer, un pommier, un poirier, un sorbier, un merisier ", (3).
C'est là que reposent les moines, au pied d'un arbre chargé de fruits, qui symbolise la croix, le vrai arbre de vie (le terme grec désignant la croix ne signifie-t-il pas " arbre dressé " ?) (4). Pour le moine, la mort n'est pas une fin, ce n'est que la porte qui mène vers Dieu, au paradis.
Toute une vie de moine circonscrite dans un cloître contenant quatre jardins : le jardin claustral, le potager, le jardin des simples, le jardin des morts.

c)  Le jardin de l'âme

Cette unité intérieure que vise la vie monastique est l'âme. C'est le lieu véritable du contact avec le divin ; elle est ce jardin clos et secret où seul le Christ peut pénétrer pour " récolter les fleurs embaumées qu'il a semées de sa main et qui sont autant de vertus " (5). Elle est protégée par le mur de la foi, la vérité de Dieu, cette clôture qui l'entoure de son bouclier pour que l'ennemi - le mal - n'y entre pas. Il le scelle contre les embûches du démon séducteur, qui se déguise en ange de lumière. Il ferme son jardin et scelle la fontaine à la contemplation " affirme Geoffroi d'Auxerre, au Xllème siècle, dans un sermon s'adressant au chapitre général cistercien. (6)
Comme le potager, elle est une terre à travailler, à cultiver dont il faut arracher les mauvaises herbes pour que poussent ces fleurs et ces fruits que sont les vertus.
Pour les moines le jardin de l'âme est le saint des saints, la vraie maison de Dieu.

d) L'hortus conclusus

" Tu es un jardin clos, ma sœur, ma fiancée ;
une source verrouillée
une fontaine scellée ! "

Le Cantique des cantiques (4,12.)

Ce livre de la Bible - Le Cantique des cantiques - qui a suscité tant de controverses, a donné lieu au Moyen Age à une abondante exégèse. Bernard de Clairvaux y consacra pas moins de quatre-vingt-six sermons ! Il doit sa célébrité à la métaphore du jardin clos - hortus conclusus. Les commentateurs proposent de ce chant d'amour profane (Dieu n'y est jamais cité) plusieurs clés de lecture.
Ce " jardin clos ", cette " fontaine scellée " qui désigne la Fiancée (ou l'Epouse), c'est l'Eglise, le Christ étant l'Epoux. Mais c'est aussi Marie, nouvelle Eve, " source scellée " parce que vierge, mais aussi source d'eau vive parce que féconde, Mère du Sauveur.
Le culte marial qui se développe à cette époque associe en outre Marie à l'arbre de Jessé, cette plante qu'en rêve Jessé vit sortir de son flanc : Marie en est la pointe de la tige produisant la fleur suprême - la rose qu'est le Christ, car selon les Ecritures :
" Un rameau sortira de la tige de Jessé
et une fleur s'élèvera de sa racine ".
Isaïe (11,1)

Mais la tradition identifie Marie elle-même à la reine des fleurs, la rose : " rose mystique " est une des épithètes la désignant dans les Litanies, prières qui lui sont dédiées et qui composent le Rosaire.

Conclusion
Le jardin médiéval, qu'il soit jardin d'agrément, jardin monastique, jardin de l'âme, est lié à la rencontre, à l'amour, qu'il soit humain ou divin. S'il donne à voir, en tant que symbole ce jardin premier que fut le paradis terrestre décrit dans la Genèse, lieu de perfection et de béatitude à jamais perdu, il ne se contente pas de n'être qu'une simple mise en formes d'un sentiment de nostalgie. En reliant deux jardins, il invite à une intériorité qui passe par un accord avec le monde et la nature. Le cultiver, c'est apprivoiser, ordonner, irriguer en soi ce qui est source de bonheur, de sérénité, de béatitude, c'est faire fleurir ce qui permet la rencontre de l'Autre.

A lire aussi sur Enseignement et Religions
[lienInt=262]- Le Jardin dans la Bible
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4 - Bibliographie

ELISABETH ANTOINE, VIVIANE HUCHARD, Sur la terre comme au ciel  "Jardins d'Occident à la fin du Moyen Age Il ", Réunion des Musées Nationaux 2002, Catalogue de l'exposition du 6 juin au 16 sept. 2002 au musée national du Moyen Age - Thermes de Cluny
GERMAIN BAZIN, Jardins, la recherche du paradis perdu, Ed. du Chêne, 1999
MIC CHAMBLAS-PLOTON, Jardins médiévaux, La Maison Rustique Flammarion, Photographies Jean-Baptiste Leroux, 2000
PASCALE BOURGAIN, Cluny, des textes et des images, un pari, PUF, 2002
JEAN DANlELOU, Les symboles chrétiens primitifs, Point Sagesse, 1961
REGIS DEBRAY, Le Feu sacré, fonctions du religieux, Fayard 2003, Qu'est-ce que le fait religieux ? in : Etudes, sept. 2002, L'enseignement du fait religieux dans l'école laïque, Odile Jacob, 2002
JEAN DELUMEAU, Une histoire du paradis, Tome 1, " Le jardin des délices ", Pluriel Fayard, 1992
MAURICE DlLASSER, Eglises et symboles, Ed. du Signe, 1999
MIRCEA ELIADE, Le sacré et le profane, Folio essais 1965 La nostalgie des origines, Folio essais, 1971
NICOLE FLEURIER, Le jardin médiéval à travers l'enluminure XIII° - XVI° siècle
PIERRE GIBERT, La Bible, Le livre, les livres, Découvertes Gall, 2000
MARIE-THERESE GOUSSET, Eden, Albin Michel, Bibliothèque nationale de France, 2001
MARIE- THERESE HAUDEBOURG, Les jardins du Moyen Age, Perrin, 2001
VIVIANE HUCHARD, Le jardin médiéval : un musée imaginaire, PUF, 2002
ROBERT MALLET, Jardins et Paradis, La Galerie pittoresque Gall, 1959
JACQUES RIBARD, Du mythique au mystique, Paris Honoré Champion, " La littérature médiévale et ses symboles ", 1995
ANDREW SINCLAIR, Jardins de gloire, de délices et de Paradis, J.C Lattès, 2000
GABRIELLE VAN ZUYLEN, Tous les jardins du monde, Découvertes Gall, 1994
JACQUES VIDAL, Symboles et religions, Louvain-la Neuve, Edité par Julien Ries, Centre d'histoire des religions, 1989
JEAN-JACQUES WUNENBURGER, Le sacré, Que-sais-je, PUF, 50 éd., 2001, Le monde de la Bible,
n° 16 fév.1999, n° 128 août 2000, n° 152 juillet 2003, hors série printemps 2003.

Lorette Malaizier
Enseignante en lettres
1er juin 2005

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1) Citée par Marie-Thérèse Haudebourg, Ibid.
2) Marie-Thérèse Haudebourg. Ibid.
3) Marie-Thérèse Haudebourg, ibid.
4) Marie-Thérèse Haudebourg, ibid.
5) Marie-Thérèse Haudebourg, ibid.
6) Cité par Pascale Bourgain, " L'imaginaire du jardin médiéval " in Le jardin médiéval, un musée imaginaire - PUF 2002
Créé le 27/09/2012
Modifié le 27/09/2012