Le fait religieux en cinq dimensions
Proposition d'une grille méthodologique pour bâtir un enseignement disciplinaire du fait religieux
L'anthropologie, le sens de la vie, les symboles, les différentes religions, l'histoire. C'est en prenant en compte ces cinq dimensions que l'on pourra , dans la cohérencde bâtir un enseignement du fait religieux.

Cette grille de relecture sur la place de l'homme, les questions de sens, le langage des symboles, la connaissance des différentes religions, la construction historique permet d’entrer dans l'intelligence du fait religieux et de vérifier la cohérence de ses actions dans la classe et dans l'école.

Proposition de grilles d'analyse
Questions de départ :

Quelle peut être la cohérence de l'enseignement du fait religieux si on se limite aux possibilités offertes par les programmes ?
N'y a-t-il pas un risque de saupoudrage de connaissances disparates ? En quoi et comment ouvrons-nous à une vision cohérente du fait religieux ?
D'où suggestion d'une grille permettant de vérifier que les dimensions fondamentales du fait religieux sont effectivement prises en compte.

Du point de vue anthropologique
Quelles relations de l’homme au divin ?
Quelle représentation de l’homme religieux ? (où ? quand ? comment ?)

Du point de vue de la dimension symbolique
Comment est-elle prise en compte, manifestée, éduquée ?

Du point de vue de la connaissance des différentes religions
Comment est mise en œuvre la capacité à les spécifier et à les différencier, notamment le christianisme ?

Du point de vue de la déconstruction historique-critique et de la reconstruction symbolique.

Il est indispensable de maintenir les portes d'entrée des programmes mais il est important de vérifier que ces portes d'entrée ouvrent sur une découverte effective de la profondeur du champ religieux dans ses différentes dimensions.

Pour en savoir plus :
Le fait religieux en cinq dimensions, B. Descouleurs, Enseignement catholique actualité, n° 283, avril 2004, pp. 50-51.

Bernard Descouleurs
1er mars 2005
Créé le 01/02/2012
Modifié le 01/02/2012